Les poussés d’herpès génital

 

Après une primo-infection, le virus de l’herpès devient latent : il gagne un ganglion nerveux où il reste inactif pendant une période allant de quelques semaines à plusieurs années, voire définitivement. Mais le plus souvent, le virus se réactive de temps en temps et les mêmes lésions cutanées réapparaissent là où a eu lieu la première infection : il s’agit d’une « poussée » d’herpès.

 

Ces poussées -qui peuvent survenir à n’importe quel moment- se manifestent par l’apparition de vésicules en « bouquet » qui vont s’ulcérer et finalement cicatriser après la formation de croûtes en quelques jours. Ces lésions sont précédées de signes annonciateurs, les prodromes, qui se traduisent par des douleurs, des brûlures, des picotements et des démangeaisons. Pendant ces poussées, la contagion est maximale.

 

 La crise de l’herpès

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Il faut savoir qu’entre deux poussées, il existe des périodes où le virus est excrété malgré l’absence de symptômes. Cela peut exposer à un risque de contamination, mais il est bien moindre qu’au moment des poussées. Le Dr Bohbot, médecin infectiologue et andrologue à l’Institut Fournier, souligne d’ailleurs que « chez les sujets porteurs d’un herpès génital, les excrétions virales asymptomatiques représentent 5 % du temps, donc en dehors des récurrences cliniques, les sujets sont non contagieux 95 % du temps ».